humiditi - Moisissures et champignons d'humiditéLes moisissures et les champignons sont des éléments naturels de l’environnement, mais dramatiques pour la santé

Il en existe différents types fréquemment relevés dans l’habitat : Stachybotrys chartarum (aussi appelée Stachybotrys atra), Aspergillus sp., Penicillium sp., Fusarium sp. Trichoderma sp., Memnoniella sp., Cladosporum sp., Alternaria s…

Toutes les variétés doivent être traitées de la même manière compte tenu des risques qu’elles présentent pour la santé.

C’est un phénomène important : 40% des habitations françaises étaient touchées par ce problème en 2007, et le lien avec des fuites ou problèmes d’humidité a pu être établi de façon formelle dans 60 % des cas.

Bien que certaines moisissures s’adaptent à l’air sec, la plupart se développent de manière optimale dans un air humide et mal renouvelé.

En effet, leur présence révèle un taux d’humidité en général supérieur à 75 %, puisque c’est l’élément vital de leur propagation.

Elles apparaissent alors dans la cuisine, la salle de bains, la cave, ou encore au sous-sol, se logeant sur les murs, les cloisons, mais également le mobilier, les tissus (vêtements, linge…), les moquettes ou les tapis.

Sur le bois, ce sont des champignons lignivores, c’est à dire qu’ils se nourrissent de la cellulose du bois…

Le champignon le plus répandu est la mérule.

Son développement s’opère en deux temps : il s’agit au départ d’une masse cotonneuse blanche jaunâtre, épaisse de 5 à 50 mm, en phase végétative.

Dès le contact avec une source de lumière, la mérule va prendre un aspect consistant, crépu, d’une teinte rouille-brun, et véhiculer une odeur de champignon, c’est la phase de reproduction.

Ce développement est très rapide, atteignant jusqu’à 12 cm par semaine.

La mérule est particulièrement dévastatrice, car elle s’attaque progressivement aux différentes parties des constructions.

Elle touche d’abord les charpentes, puis les planchers, les cloisons, les plafonds, les escaliers et les plinthes.

Les bois non traités deviennent bruns, s’effritent car leur cellulose est détruite. Les bois traités, eux, gonflent avant de craqueler.

Infiltrant les joints de ciment, elle pénètre les briques poreuses et dégrade les murs, mais elle n’a pas le pouvoir de détruire la maçonnerie.

Elle se propage facilement à travers les murs, si bien qu’elle poursuit ses ravages en « rongeant » la maison de l’intérieur.

La mérule est également une réelle nuisance pour l’être humain : allergies, asthmes, problèmes respiratoires divers sont autant de conséquences provoquées par la présence de ce champignon dans les habitations.

Prenez conscience que plus vous laisserez l’humidité s’installer, plus vous mettrez votre santé en danger, sans évoquer les conséquences sur votre porte-monnaie avec une rénovation coûteuse…